ecole estienne

LIEUX

Les bâtiments de l’École Estienne, à l’angle du boulevard Auguste-Blanqui, ont été construits d'après les plans de l’architecte Manjot de Dammartin, selon un plan en quadrilatère autour d’une cour de récréation.
Devant les bâtiments, un jardin et des pelouses sur lesquelles les étudiants fleurissent tous les printemps ; de belles grilles monumentales délimitent l’enceinte de l’école.Le hall d’entrée accueille dans ses vitrines et sur ses cimaises des expositions variées. Il s'agit soit d’anciens élèves de l’École, comme l’exposition consacrée à Louis-Joseph Soulas, graveur ; soit des illustrateurs ou de graphistes comme Raimond Gyd ; soit des expositions thématiques organisées avec les contenus de la bibliothèque de l’École ; chaque année, une exposition est consacrée à un auteur de bande-dessinés : Jacques Tardi, José Munoz, Franck Margerin, Philippe Druillet, André Juillard en 2009.
Dans le hall, face à l’entrée, on découvre une imposante presse typographique en fonte, une machine construite vers 1830, et installée dans le hall dans les années 60.
Depuis le hall, on accède à la bibliothèque, belle salle d’étude ouverte aux étudiants et aux chercheurs.
Depuis la cour intérieure, on accède à la salle de la cantine, dont le mobilier, les tables de marbre sur pieds en fonte avec bancs attenants vissés au sol, ont été réalisées dans les ateliers Eiffel.
Autour de la cour intérieure, on trouve des salles d’ateliers spécialisés, comme l’atelier de reliure, les ateliers de gravure, ou les salles de dessin.
À partir de 1934, pour accueillir de nouveaux ateliers et de nouvelles machines, ont été construits de nouveaux bâtiments qui descendent la pente de la colline jusqu’à la rue des Reculettes. Au fur et à mesure des évolutions pédagogiques, les bâtiments sont intérieurement modifiés, jusqu’à devenir parfois de vrais labyrinthes.
Au premier sous-sol, une grande halle abrite toutes les machines d’impression offset et numérique.
Au deuxième sous-sol, des salles très diverses accueillent les graphistes et les salles du cinéma d’animation, ainsi que le laboratoire de son-vidéo.
Au troisième sous-sol, on trouve le grand espace du LEG, laboratoire d’expérimentation graphique, dans lequel les étudiants travaillent lithographie, sérigraphie et typographie au plomb.
Le LEG reçoit principalement les étudiants de DMA, dont l’approche plurielle s’enrichit de l’appropriation de différentes techniques traditionnelles d’impression au service d’un projet personnel. Il est aussi ouvert, sur projet, après discussion avec l’équipe pédagogique, à tout étudiant qui souhaite élaborer un objet-livre pensé comme un objet de design. Chaque étudiant expérimente sur un même projet la sérigraphie, la lithographie et la typographie au plomb. Il est guidé dans ses recherches par une équipe de professeurs et de professionnels.
La sérigraphie
 Sérigraphie
est un procédé d’impression qui consiste à préparer autant d’écrans de soie ou de polyester photos (2707 ou 2705) qu’il y a de formes et de couleurs à imprimer en couvrant d’une espèce de matière laquée brune les surfaces que l’on ne veut pas imprimer ; les encres sont deposees sur le cadre (photo 2716 ou2717) au moyen d’une grande raclette (photo 2720 a 2728) ; puis les différents tirages (photo 2702 ou 2703) sont mis à sécher sur des claies.Sérigraphie
La lithographie lithographie consiste à reporter sur une pierre un dessin ou un cliché. L’étudiant commence par choisir lithographie et poncer avec un sable extrêmement fin une pierre lithographique ; lithographiepuis il reporte son dessin lithographie à l’envers sur la pierre avec un crayon gras (généralement il dessine sur papier puis utilise un calque pour renverser l’image) ; ensuite la pierre est posée sur une presse lithographique et l’impression commence avec des encres de différentes couleurs,lithographie posées au rouleau, lithographie puis essuyées.
La typographie au plomb typographie est depuis toujours enseignée à l’École Estienne, mais son utilisation s’est transformée au fil du temps et de l’évolution des techniques. Pour toute maquette/livre courant, c’est l’ordinateur qui prévaut. La typographie au plomb est désormais réservée aux éditions d’art, qu’il s’agisse de plaquettes ou de livres. L’étudiant compose typographie une forme imprimante, typographiec’est-à-dire une construction complexe typographie  de morceaux de plomb qui peuvent être aussi bien des lettres,typographie que des signes ou des ornements typographiques, choisis en fonction de la page qu’il veut créer, typographie parmi les nombreuses « casses » du LEG. typographie Ensuite, c’est sur une presse typographique que se fait l’impression . typographieSi le LEG est un laboratoire, c’est que ce lieu unique permet de confronter l’ambition créatrice aux contraintes des techniques d’impression. Cependant, il s’agit bien de design et de métiers d’art, et non pas de beaux-arts, puisque la production est celle d’œuvres multiples et reproductibles. C’est un lieu de création dans lequel entrent en synergie le patrimoine et l’innovation.
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