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OPÉRA & ERASMUS

Au cours d’un partenariat tissé avec l’Opéra de Paris, les étudiants Erasmus ont été invités à visiter le palais Garnier puis l’opéra Bastille. Ils ont été guidés par Nathalie Guilbaud, en charge du programme Opéra-Université.

Ainsi ils ont pu entrevoir comment se fabrique le rêve : deviner les bureaux, croiser une bibliothèque-musée, traverser des enfilades de costumes sur portants,  arpenter des ateliers de décors, descendre dans d’énigmatiques sous-sols, se faufiler entre des séances de travail où se mettent en place ici une lumière, là un décor…
Pour finir, le groupe a pu assister à la répétition du ballet de John Neumeier sur la Troisième Symphonie de Mahler et observer le work in progress où musiciens, danseurs, chanteurs, techniciens, trouvent peu à peu leurs marques.

Pour garder trace de l’éblouissement, les étudiants Erasmus ont pris des photos et nous avons improvisé un atelier d’écriture après la visite de Bastille. Nous sommes partis des sensations, nous avons évoqué les « Je me souviens » de Perec. Parfois les mots français, la construction des phrases venaient difficilement, nous avons bricolé avec la langue et chacun a fait à sa mesure, en essayant de rester au plus près de ses impressions.

Erell Guillemer, enseignante de lettres


Visite Opéra Bastille

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    Une impression incroyable pour moi, c’est l’architecture. La plupart de la façade et de l’intérieur de l’opéra a une couleur grise. Il n’y a pas de décor riche.
    On peut sentir l’odeur de la peinture dans l’atelier de peinture avec les objets nécessaires à la peinture. C’est une odeur très perceptible.
    Tomasz Grabowski (Pologne)
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  • Je me souviens de l’atmosphère à l’intérieur de Bastille comme dans un vieux film. Beaucoup de ces costumes et de ces ateliers rendent vivantes des histoires célèbres. Alena Stanková (Slovaquie)
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  • Je me souviens des mots « plateau », «  décor », « salamandre ».
    Je me souviens des couloirs sombres et longs.
    Je me souviens des grandes constructions derrière le plateau, qui tournent avec des rouleaux en marchant comme des monstres géants.
    LI Dianshan Ouci (Chine)
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  • Je me souviens de la couleur bleue froide qui vient de la lumière dans la scène.
    Je me sentais extrêmement petite dans ce bâtiment géant mais je me sentais bien parce que j’étais une partie du monde de l’art.
    Rasa Janiauskaitė (Lituanie)
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  • Je me souviens de la couleur marron terre du grand décor dans le sol. La texture granuleuse de la terre et l’odeur humide de la terre après la pluie. Le monde de la lune, c’est un spectacle pour pouvoir rêver une nuit dans la caravane en train de regarder les étoiles.
    Maialen Arocena (Espagne)
  • Je me souviens du léger brillement de la résine pour les chaussons des ballerines dans les coulisses.
    Dans l’atelier de peinture. Les grands lavabos en pierre qui ont des taches de peinture de toutes les couleurs.
    Rut Zabala Septién (Espagne)
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  • Je me souviens des mots du régisseur général des chœurs, qui sont une vérité pour moi : « La vie c’est du théâtre »
    Je me souviens de la belle couleur indigo de la lumière sur la scène, entourée par le noir de la nuit.
    Eloise Deleener (Belgique)
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  • J’ai adoré toutes les différentes couleurs dans l’atelier de peinture.
    « Bienvenue  à l’opéra Bastille »
    Le bourdonnement des voix pendant la répétition. Ca m’a donné envie d’aller travailler à l’opéra.
    Laurence Vander Elstraeten (Belgique)
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  • Je me souviens des pieds et des mains dans l’atelier de sculpture. C’étaient des essais pour faire les cadavres de l’opéra Aida.
    Silvia Zotticka (Slovaquie)
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